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Définition et rôles de la CARMF

Les personnes exerçant une profession libérale doivent cotiser dans une caisse de retraite afin de profiter d’une pension pour leurs vieux jours. Tel est le cas pour les médecins non salariés. Ils doivent effectuer des versements à la caisse autonome de retraite des médecins de France. Comprendre le système de retraite français représente un vrai défi pour de nombreuses personnes.

À quoi sert la caisse autonome de retraite des médecins de France ?

La caisse autonome de retraite des médecins de France ou CARMF fait partie des sections gérées par la caisse nationale d’assurance vieillesse des professions libérales (CNAVPL). Fondée en 1949, elle a pour mission d’offrir une pension aux médecins exerçant à titre libéral. En effet, tous les titulaires d’un diplôme de docteur en médecine, inscrits au sein de l’Ordre des médecins et pratiquant une activité libérale, ont l’obligation de s’affilier à cette caisse de retraite.

Actuellement, cette dernière recense près de 123 000 membres. Les cotisations y sont réparties entre trois régimes obligatoires de retraite (base, complémentaire et supplémentaires telles que l’assurance invalidité décès et l’allocation de remplacement de revenue).

Les cotisations pour la retraite complémentaire

La retraite complémentaire des médecins libéraux fonctionne selon un système point. Les cotisations permettent d’acheter des points, qui seront revalorisés chaque année. Les points accumulés seront ensuite transformés en rente, une fois à la retraite. Toutefois, les sommes versées diffèrent pour les médecins conventionnés et non conventionnés.

Les médecins non-conventionnés cotisent pour une retraite complémentaire classique auprès de la caisse autonome de retraite des médecins de France.

Les médecins conventionnés, eux, doivent effectuer leur versement à l’ASV (avantage supplémentaire vieillesse) qui est gérée par la caisse autonome de retraite des médecins de France. Seul le tiers des cotisations est payé par l’adhérent car l’assurance maladie verse le reste. Cette prise en charge a été instaurée dans l’objectif d’inciter les médecins à pratiquer un tarif national déterminé par l’État. Le médecin échange alors sa liberté tarifaire contre des avantages sociaux.

Les pensions, une fois à la retraite

Si l’âge légal d’un départ à la retraite est fixé à 62 ans, les médecins libéraux doivent pratiquer jusqu’à 65 ans pour profiter d’une retraite complémentaire à taux plein, c’est-à-dire sans décote.

La retraite complémentaire

En effet, la retraite complémentaire peut être liquidée en même temps que la retraite de base, mais elle subira 5 % de décote pour chaque année manquante. Le montant de la pension est déterminé par le nombre de points accumulés durant la carrière du médecin. Ces points seront ensuite multipliées par leurs valeurs. Un praticien parent de trois enfants a droit à une majoration de 10 % sur sa retraite complémentaire.

 

De plus, depuis 2017, une surcote de 3 % a été mise en place afin d’inciter les médecins à pratiquer plus longtemps. En cas de décès de l’adhérent, son conjoint peut obtenir une pension de réversion. Cette pension est évaluée à 60 % de la retraite initiale du médecin et peut être obtenue à condition d’avoir 60 ans. Son versement ne fait pas cas des ressources.

Le système de retraite pour les médecins libéraux

Le système de retraite des médecins libéraux est parfois difficile à comprendre. En effet, ces derniers doivent faire la distinction entre la pension de base et la retraite complémentaire. Chacune ayant ses propres règles et avantages. La retraite complémentaire permet au médecin d’augmenter ses revenus une fois à la retraite. Elle a également pour objectif l’incitation de ce dernier à exercer plus longtemps.

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